Conférence de Diaconie

Journée de la Conférence de Diaconie de la FEPS

«Que pouvons-nous faire pour les réfugiés ?»

C’est autour de cette question que ce sont réunis les participants à la Journée de la Conférence de diaconie du 10 mai à Berne. « Nous évoquons souvent le thème de l’asile comme un fardeau. Mais n’oublions pas qu’il en va avant tout de femmes, d’hommes et d’enfants qui ont un droit à une protection. Les Eglises contribuent à leur intégration en favorisant les rencontres entre demandeurs d’asile et population locale et en faisant entendre sa voix dans la société », a rappelé Simon Röthlisberger, chargé de migration de la FEPS.

Venu d’Erythrée, aujourd’hui détenteur d’un permis de séjour et assistant en soins en formation, Goitom Solomon a insisté sur l’importance des cours de langue dès le début. « Il y a fallu deux ans avant que ma demande d’asile soit acceptée. Durant ses deux ans, j’ai dû me débrouiller seul pour apprendre la langue. J’ai l’impression d’avoir perdu deux ans de ma vie ».

« C’est absurde de ne rien proposer aux requérants en attente d’une réponse, alors qu’une fois la décision tombée ils sont censés s’intégrer très rapidement, a renchéri Antoinette Killias, responsable du secteur Suisse à l’EPER. Le rôle des Eglises est extrêmement important dans cette période d’attente, qui dure en général d’un à trois ans.

Les quelque 60 délégués venus de toutes les régions de Suisse ont également eu l’occasion de découvrir divers projets mis en place par leurs collègues d’autres cantons :

  • le projet vaudois « Action parrainages » - une collaboration des Eglises réformées et catholiques, et d’autres acteurs actifs parmi les réfugiés
  • l’action zurichoise Flucht.Punkt dédiée à l’accueil de réfugiés dans des locaux de l’Eglise
  • le projet zurichois « Oasis – Chancengeber », qui suit des mineurs non accompagnés.

ou les réseaux de solidarité, proches des Eglises, en train d’essaimer dans toute la Suisse.


Documents

  • CRS-Brochure d’information sur l’état de stress post-traumatique. «Quand le passé résiste à l’oubli». Existe en 5 langues

» le compte-rendu de Protestinfo

» flyer
» feedback