Migration

CC/Al Jazeera English

Marquées il y a quelques années encore par la distinction entre politique à l’égard des étrangers et politique d’asile, aujourd’hui de plus en plus influencées par les nouvelles conditions liées par exemple à la politique d’intégration, les questions relatives aux migrations figurent depuis plus de vingt ans parmi les thèmes prioritaires de la Fédération des Églises qui s’en tient fondamentalement aux conventions internationales sur le droit des immigrés et des réfugiés et aux déclarations générales des droits de l’homme. Du fait de l’intégration politique et économique croissante de notre pays dans l’Europe, la Fédération des Églises dispose de nouvelles directives, provenant par exemple de la Communion d’Églises protestantes en Europe ou de la Commission des Églises pour les immigrés en Europe.

Dans ses lignes directrices sur la politique migratoire, la Fédération des Églises a procédé à un examen rigoureux de l’état de la question et tracé des axes pour les actions à entreprendre. Il s’agit ainsi de suivre attentivement les événements sociaux, politiques et économiques de portée générale, d’assurer la coordination entre les Églises membres et de maintenir la collaboration œcuménique avec les autres Églises nationales. Pour faire valoir ses points de vue qu’elle entend conformer aussi et surtout aux préceptes moraux de l’Évangile, la Fédération des Églises intervient par des prises de position politiques, par des offres de conciliation auprès des autorités, des partis et des associations, ou dans des débats spécialisés avec des organisations d’entraide et d’autres institutions sociales.

Les questions actuellement traitées par la Fédération des Églises sont les suivantes :

  • politique à l’égard des étrangers, politique d’asile, politique d’intégration
  • sans-papiers et immigration clandestine
  • assistance spirituelle dans les centres d’enregistrement de la Confédération et dans les zones de transit des aéroports
  • admission de personnes d’autres religions.
  • Monitoring des retours forcés

La mondialisation se poursuivant, parallèlement à des changements démographiques toujours plus rapides, la FEPS s’engagera encore davantage à l’avenir en faveur d’une politique migratoire globale qui sache concilier la dimension humanitaire et l’amour du prochain enseigné par le christianisme d’une part et les exigences de l’état de droit démocratique et de l’économie d’autre part.