ISRAEL-PALESTINE: Contrecarrer la violence

Dans une lettre adressée au Conseiller fédéral Joseph Deiss, le Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) a fait part de l'inquiétude de ses Eglises partenaires du Proche-Orient. Il lui demande de soutenir les plus petits signes d'espérance, comme la «Table des mères pour un avenir dans la paix».

Le Conseil de la FEPS est déjà intervenu à plusieurs reprises publiquement pour faire part de son inquiétude face à l’escalade de la violence au Proche-Orient, en dernier lieu le 15 mars dernier. «Depuis, en raison de l’occupation militaire, la condition de la population palestinienne s’est détériorée à tel point que non seulement des personnalités politiques, mais des représentants des Eglises aussi, ont décidé de briser le mur du silence», écrit le Conseil.

Le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale, Ishmael Noko, s’est exprimé pour réclamer le retrait immédiat de l’armée israélienne des territoires occupés et la levée du siège de Bethléem. En même temps, il déclarait que les attentats commis par des commandos suicides palestiniens étaient «moralement indéfendables et au-delà de toute justification.» Auparavant, le Conseil œcuménique des Eglises (COE), au nom de ses Eglises membres - parmi lesquelles la FEPS - avait déjà protesté devant la Commission des droits de l’homme de l’ONU et fait part de sa consternation devant «l’intensification des violations systématiques et graves des droits de l’homme» et «les atteintes graves à la Convention de Genève sur la protection des populations civiles en temps de guerre» commises par Israël.

Les efforts des juifs en faveur de la paix

Le Conseil de la FEPS partage l’inquiétude de la Fédération des communautés israélites de Suisse (SIG) qui, dans une déclaration, «condamne toute forme de fondamentalisme et de violence et met son espoir en des politiciens animés d’une volonté de paix et recherchant une voie commune pour établir au Proche-Orient une paix durable et des conditions démocratiques». Dans ce contexte, le Conseil rend attentif à l’action «Tables des mères pour un avenir dans la paix», lancée par l’ancien Conseiller national François Loeb et par l’Association Suisse-Israël. «Il est temps que les mères prennent l’affaire en main pour empêcher que le sang continue de couler !» Le Conseil de la FEPS considère cette volonté de femmes israéliennes et palestiniennes comme un signe d’espérance et demande au DFAE de soutenir cette action.

La cohabitation et la paix entre Israéliens et Palestiniens ne peuvent qu’être le résultat de négociations et non d’actes de terrorisme ou d’agressions militaires. Le Conseil écrit encore qu’il espère «qu’à cette fin, la Suisse prendra toutes les mesures dont elle dispose pour soutenir la volonté des deux parties en conflits de mettre fin à la violence, à l’occupation militaire et au terrorisme».

Auteur: 
FEPS - Conseil