Le dimanche demeure jour de repos

La Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) se félicite de la décision du Conseil national de refuser la libéralisation totale du travail dominical. Ce faisant, le Parlement a tenu compte de la faible majorité qui a fait pencher la balance dans le vote du 27 novembre. La FEPS continuera à défendre l’idée du dimanche comme un acquis culturel et comme un jour voué aux relations sociales.

C’est à une nette majorité que le Conseil national a rejeté la libéralisation totale du travail dominical. La FEPS, qui en vue de la votation populaire avait contribué à lancer un débat sur la signification et la valeur du dimanche, se félicite de cette décision. Les citoyens ont montré leur attachement à un dimanche férié qui marque d’un rythme la semaine de travail et cimente la cohésion sociale, tout particulièrement dans une société qui exige autant des êtres humains.

Beaucoup des citoyens qui ont voté oui l’ont sans doute fait en souhaitant que la libéralisation du travail dominical soit limitée aux vingt-cinq grands centres de transports publics. La FEPS continuera à défendre le repos dominical. Le dimanche ne doit pas être davantage vidé de son sens et subordonné à des considérations purement économiques. Cette position n’affecte d’ailleurs en rien le respect dû aux nombreuses personnes qui le dimanche accomplissent un travail important au profit de la communauté, que ce soit dans les commerces des gares et des aéroports ou dans les hôpitaux, les établissements médico-sociaux, les services de sécurité ou la presse. Ce travail-là ne contrevient pas au principe de la préservation du dimanche comme jour de repos, de recueillement et de relations pour la plus grande partie de la population.

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