Le Conseil de la FEPS soutient l’initiative pour des multinationales responsables

Le Conseil des États peut débloquer la situation en présentant un contre-projet probant. Le Conseil de la Fédération des Églises protestantes de Suisse FEPS a décidé de soutenir l’initiative pour des multinationales responsables puisqu’aucune solution politique ne s’est dessinée à ce jour. Le Conseil de la FEPS en appelle à la Commission des affaires juridiques du Conseil des États pour qu’elle contribue à faire passer un contre-projet probant lors de sa séance du 3 sep-tembre prochain. Seul un contre-projet reprenant les principales revendications de l’initiative permettra un rapprochement entre le Parlement et les initiants.
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Les Églises et les œuvres d’entraide ecclésiales portent l’initiative pour des multinationales responsables. Si l’initiative est adoptée, une entreprise ayant son siège en Suisse devra répondre des dommages commis également par ses filiales à l’étranger, sauf si elle montre qu’elle a fait preuve de toute la diligence prévue pour les prévenir.

Puisque la politique n’est aujourd’hui pas en mesure de donner une réponse à l’initiative et que la recherche de solutions est bloquée, le Conseil de la FEPS soutient maintenant les revendications de l’initiative pour des multinationales responsables. « L’économie doit être au service de l’être humain. La FEPS donnera donc toujours de la voix pour rappeler à la Suisse sa responsabilité envers les habitants des pays du Sud », souligne Gottfried Locher, président du Conseil de la FEPS. Pour le Conseil, les droits humains ne sont pas négociables.

Appel au Conseil des États : les principales revendications font partie de la solution

Certaines associations économiques sont elles aussi clairement d’avis qu’une réponse politique à l’initiative est nécessaire.

Dans cette optique, le Conseil de la FEPS en appelle au Conseil des États et lui demande de prendre parti pour les droits humains et la protection de l’environnement. Il faut mettre fin au blocage politique et contribuer rapidement à une solution probante. Pour les instances concernées, une amélioration notable de la situation est trop urgente pour que l’on prenne le risque du statu quo.

Pour le Conseil de la FEPS, il est clair qu’un éventuel contre-projet doit reprendre les principales revendications de l’initiative. La question de la responsabilité, centrale, ne peut être ignorée.

Un retrait de l’initiative n’est envisageable que si le contre-projet est probant

Les initiants se sont dits prêts à retirer leur initiative si le Parlement parvenait à s’entendre sur un contre-projet cohérent. C’est maintenant à la Commission des affaires juridiques de prendre les décisions requises. Il importe au Conseil de la FEPS de trouver rapidement une solution juridiquement contraignante qui tienne compte des intérêts des êtres humains et de l’environnement.